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La start-up Argos Metrics, créée par Benoit Menini a rejoint la promotion 2025 du Village by CA Nord de France. Au travers de cette interview, Benoit Menini retrace l’histoire d’Argos Metrics, nous ouvre les portes de sa solution et nous parle de ses ambitions.

Peux-tu te présenter ? 

Je m’appelle Benoît Menini, j’ai 46 ans, je suis marié, j’ai deux enfants et un bouledogue.

J’ai passé 25 ans dans le conseil, dans le secteur du retail, et j’ai toujours été entrepreneur. Au cours de ces différentes expériences, j’ai tiré un certain nombre de constats. Argos-Metrics, est donc le fruit de tous ces constats.

Raconte nous la naissance d’Argos Metrics 

Comme je l’expliquais, cela fait 25 ans que j’interviens dans le conseil en retail, dans divers métiers.

Au fur et à mesure de mes expériences, j’ai constaté que tout le monde commençait à investir dans le e-commerce. On me disait que le e-commerce était révolutionnaire, car il n’y avait pas d’inconnu contrairement au retail.

En m’y intéressant, j’ai fait un constat : On se concentrait uniquement sur le comportement client. Ce n’était que du déclaratif. Mais la problématique, c’est que ça n’est pas une donnée fiable.

Je me suis donc dit qu’il fallait que j’arrive à faire le Google Analytics du point de vente. C’est comme ça que j’ai démarré.

Comment a évolué Argos Metrics, de l’idée à ta solution ? 

Dans ma précédente entreprise de conception et de fabrication de matériel merchandising, j’avais travaillé sur une technologie de « computer vision » qui fonctionnait avec des caméras. Avec le RGPD, il y avait une limite très concrète sur le plan légal. Pour m’adapter à cela, j’ai changé de technologie et me suis penché sur la technologie laser, infiniment plus précise, avec des capacités sans commune mesure de calcul.

Nous, aujourd’hui, on peut suivre des gens qui se croisent à l’infini, par milliers, pendant des heures, sans aucun problème, et tout ça dans le respect absolu du RGPD. Voilà comment les choses sont nées.

J’ai maturé tout cela pendant le Covid, puis brique par brique, on a mis en place une technologie qui nous a permis de développer sur un process militaire, une application civile, qui réponde à des contraintes extrêmement précises du retail.

Quelle est ta solution ?

Argos Métrics, c’est une plate-forme de micro-correction des référencements, des outils, des programmes d’activation, des concepts magasins, fondée sur l’analyse laser des comportements clients, 100 % en respect avec le RGPD et 100 % exhaustive.

On a développé sur cette base de comportement, des bibliothèques entières de KPI, qui sont complètement nouvelles et qui n’avaient jamais été disponibles pour le retail. Et sur cette base-là, on crée des recommandations, des alertes chez nos clients.

Chez Argos Metrics, on ne vend pas de la donnée, on vend des réponses. Et la réponse qu’on vend, elle est activable tout de suite. Enfin, cette plate-forme est disponible en mode Saas, par abonnement

Qu’est ce qui compose ton équipe ?  

Aujourd’hui, on est six personnes. Le point de départ de tout cela, c’est Stéphanie, qui est aujourd’hui la patronne des sujets de recommandation pour les marques.

Chez nous, les recrutements sont le fruit de nombreuses rencontres. Pour la petite histoire, Stéphanie était ma cliente chez Nestlé.

En réalité, il n’y a personne dont on avait d’abord besoin. Ce sont des gens qu’on a rencontrés. Je pense à Éric avec qui ça a matché directement. Aujourd’hui, il va créer une identité dédiée à son expertise en s’occupant de tous les franchisés. On a également Rémi le CTO avec qui on a été présenté par un ami commun. Il nous a apporté toute son expertise sur le lien qui existe entre le « hardware » et le « software ».

On va avoir beaucoup de recrutements qui vont se mettre en place, car on vient de signer avec une nouvelle enseigne qui va engager avec nous une reconstruction complète d’un format magasin

Quels sont tes challenges et prochaines ambitions ? 

On va recruter et accueillir de nouveaux talents avec une deux dimensions importantes :

  1. Recruter des personnes qui ont une expérience supérieure à 20 ans dans leur métier, car c’est le corps d’Argos Metrics.
  2. Recruter des jeunes diplômés qui ont envie de découvrir la transformation du retail sous le meilleur des angles.

On va également ouvrir à l’étranger, notamment en Espagne et Belgique, car on a des opportunités. Enfin, on va déployer notre collaboration avec des marques nationales et internationales qui nous demandent déjà des missions pour d’autres marchés que la France, et même parfois au-delà de l’Europe.

Où te vois-tu dans cinq ans ? 

Dans cinq ans, on aura prouvé qu’on peut transformer les « retailers » en autorité de conseil sur le référencement des marques et des réseaux.

On aura redonné du pouvoir aux enseignes devenues des entités à part entière de l’équation client/marque/retailer grâce à nos outils. On travaillera dans toute l’Europe et on aura accompagné des dizaines de marques sur le marché français et sur les marchés internationaux.

Enfin, on aura une équipe qui sera organisée autour du corps business : le retail, ainsi qu’une équipe sur l’univers du luxe, mais aussi l’entertainement (centres de loisirs, parcs d’attractions, etc.)

Pourquoi avoir décidé de rejoindre le Village ? 

A l’occasion d’un événement organisé par EuraTechnologies, j’ai rencontré Nathalie, start-up manager au Village, qui m’a parlé du programme d’accélération du Village.

Elle m’a surtout dit que Crédit Agricole avait pensé un modèle qui avait vocation à non pas simplement financer, soutenir ou accompagner, mais aussi proposer des mises en relation avec un catalogue de partenaires qui peuvent être autant d’opportunités commerciales. J’ai donc été séduit par cette approche

Qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour cette année ? 

Réaliser mes ambitions, retrouver un peu de temps et surtout continuer à faire de belles rencontres.

Enfin…as-tu une anecdote à nous raconter ? 

Très vite, après la création d’Argos, je rencontre le patron d’une grande boîte international de cosmétologie qui souhaitait qu’on lui explique notre sujet, ne le comprenant pas.

Je le mets alors en situation réelle et lui donne un exemple : « aujourd’hui, tu sais combien de crèmes tu vends, mais est-ce que tu sais combien de personnes sont passées devant et ne l’ont pas acheté ? »

A la suite de cet exemple, il se rend compte que c’est cette donnée fondamentale qui lui manque. Il commence alors à gribouiller des schémas sur un bout de papier (que j’ai gardé) tout ce qu’il pouvait faire grâce à ma solution.

Après ces échanges, on se quitte sur deux choses :

  1. Un dossier de réflexion va être ouvert avec nous.
  2. Il a besoin de trouver un « mot de code », un nom au projet.

Il m’appelle alors à 21h et me dit « Piñata, le projet s’appelle Piñata ».

En m’interrogeant, il m’explique alors « Le retail, c’est la piñata. C’est-à-dire que tu as une batte, tu essaies de taper dans la piñata remplie de bonbons et l’objectif, c’est de la toucher, évidemment avec les yeux bandés » Il me dit alors quelque chose qui restera : « Argos Metrics permet de jouer à la Piñata, sans le bandeau ».

Cette anecdote est restée parce qu’elle était fondatrice du projet et la première communication qu’on a fait sur les réseaux sociaux, c’était justement quelqu’un qui jouait à la piñata, mais sans bandeau